lundi 28 août 2017

Communication des délégués du personnel

Rentrée des classes
Les parents salariés (en CDD, en CDI, à temps plein ou partiel, en horaire normal ou en
équipe) ont droit à 2h00 d'absence rémunérée pour accompagner leur-s enfant-s à l'école
le jour de la rentrée des classes. N'hésitez pas à en profiter en vous adressant à votre
responsable hiérarchique !


Médailles du travail
Les dossiers de demande de la médaille d'honneur du travail doivent être déposé au
service ressources humaines avant la mi septembre 2017.

Pour rappel :
Médaille d'Argent : 20 ans d'activité
Médaille de Vermeil : 30 ans d'activité
Médaille d'Or : 35 ans d'activité
Grande Médaille d'or : 40 ans d'activité

Pour la calcul de la durée, le temps partiel compte pour un temps plein.
La promotion choisie par la direction de TMI est celle du 1
er janvier. Il faut donc avoir
cumulé la durée d'activité professionnelle de la médaille correspondante au 1
er janvier
2018.
Les salariés en CDD dont les contrats se terminent après le 1
er janvier 2018 peuvent faire
la demande et obtenir la prime prévu par l'accord sur la disposition sociales.
Pour plus d'information sur les éléments de cette page, vous pouvez vous adresser au
délégué du personnel CNT.
 

mardi 22 août 2017

"Zone à Défendre" le jeu de société sur la lutte contre l'aéroport de Notre Dame des Landes

Les habitant-es de la ZAD de Notre Dame des Landes ont édité un jeu de plateau, accessible dès 14 ans, sur la lutte contre l'aéroport de Notre Dame des Landes.



Pour en savoir plus, lire l'article de Reporterre sur le jeu.

lundi 21 août 2017

Mobilisation contre la repression syndicale

La répression syndicale concerne la totalité les syndicats qui défendent les intérêts des salarié-es, c'est même à ça qu'on les reconnaît.

Après une énième condamnation d'un syndicaliste, le Comité pour la défense des libertés ouvrières et syndicales de PSA avait organisée cette conférence de presse :


jeudi 17 août 2017

Droit de retrait sur le chantier du Métro rennais

Plusieurs dizaines de salarié-es ont utilisé leur droit de retrait sur le chantier du métro Rennais après avoir été exposé-es à des poussières nocives.

Article de Ouest France du 17/08/2017

Le syndicat unifié du bâtiment et des travaux publics (SUB-TP), affilié à la CNT, a rédigé ce communiqué de presse:

Communiqué de Presse du 1er août 2017

On nous a rapporté des conditions de travail extrêmement difficiles au sein de la station Cleunay de la future ligne de métro rennaise. Cette station est la 1ère à connaître des travaux d'aménagement intérieur parmi les stations semi-profondes et profondes, c'est-à-dire creusées par le tunnelier.

Ce que nous savons :

– La présence d'un nuage de poussière dans la station alors que des équipes y travaillent depuis des semaines sans autre protection qu'un masque en papier.
– Aucune information sur la nature de ces poussières ni sur les mesures à prendre pour la sécurité des travailleurs.
– Aucune mesure de protection collective mise en œuvre.
– Droit de retrait exercé par 2 entreprises.

Ce que nous supposons :
– L'origine de ces poussières provient du tapis d'extraction des gravats du tunnelier.
– Présence de silice dans ce nuage. Responsable selon l'INRS*, d'irritation des yeux et des poumons, pouvant occasionner toux, bronchites, fibrose pulmonaire (silicose ).

Ce que nous demandons :
– Le retrait des travailleurs tant que la nature des poussières ne sera pas connue et que des recommandations de protection ne seront pas affichées en base vie.
– La réalisation d'analyse dans de réelles conditions de travail (non-statique, avec le tapis en fonctionnement, ...)
– La publication des procès-verbaux des CISSCT*, notamment celui du 25 juillet dernier.
– Le nettoyage complet des poussières accumulées dans la station Cleunay, et pas que le sol, quid des gaines de ventilation, des chemins de câbles, des PVC,...

En vue des 2-3 ans de chantier à venir, nous ne pouvons laisser des travailleurs dans de telles conditions de travail.

Le SUB TP BRETAGNE
subtpbretagne@cnt-f.org
I
 NRS : Institut National de Recherche et de Santé
CISSCT : Collège Interentreprises de Sécurité, de Santé et des Conditions de Travail, regroupant, le maître d'ouvrage (SEMTCAR), la maîtrise d'œuvre, la CARSAT, l'Inspection du travail, la Médecine du travail, le coordinateur de sécurité et les entreprises intervenantes.

Ouest France fait la promotion des anarchistes !

On ne pensais pas vivre ça un jour : Ouest-France qui publie un article montrant des anarchistes qui militent pour l'égalité et justice sociale sans qu'ils/elles soient assimilé-es à des voleurs ou des casseurs.




C'est vrai que c'est loin de Rennes la Biélorussie...

mercredi 16 août 2017

Un blessé grave lors d'une manifestation à Bure

 A Bure, les militant-es anti-nucléaires maintiennent la pression face à une préfecture qui blesse et mutile.

Un père de famille sera vraisemblablement amputé de 5 orteils après avoir été touché par une de ces grenades dites "de désencerclement" à l'utilisation controversée. La mort de Rémi FRAISSE, n'empêche pas l'Etat et les gendarmes de continuer à prendre de risque de tuer les militant-es contre les projets inutiles.

Article sur la dernière manifestation à Bure

mardi 25 juillet 2017

Quand la prison ne sert à rien...

Si les derniers mouvements sociaux ont permis de remplir les hôpitaux (hé, ça aussi c'est de la croissance!), ils ont aussi permis d'augmenter encore le remplissage des prisons pourtant déjà au delà de leurs capacités d'accueil.

La prison, privation de liberté accompagné d'une privation de la dignité, apparaît à de plus en plus d'esprits éclairés comme une idiotie de principe.

En voici un exemple sur le site de chroniques judiciaires, Épris de justice.

Gilbert, un kleptomane de 56 ans condamné 61 fois par la justice, a passé plus de 20 ans de sa vie en prison pour des vols sans la moindre violence. Je vous laisse lire le compte-rendu des débats mais à quoi croyez vous que le tribunal l'a condamné ? Et ben à de la prison...

mardi 11 juillet 2017

jeudi 6 juillet 2017

La SNCF, collaboratrice de l’Etat Policier !

A l'occasion du G20, la SNCF demande à ses agents de dénoncer à la police les militants qui se rendent aux manifestations de Hambourg.

Communiqué sur le site de Sud-Rail

lundi 3 juillet 2017

Le congé sabbatique


Plusieurs salarié-e-s de TMI ont dernièrement fait valoir leur droit au congé sabbatique. Ce droit n’étant pas très connu, vous trouverez ici les informations pour en profiter.

Pourquoi ?
Le congé sabbatique est une pause dans la carrière professionnelle qui permet de s'investir dans un projet, de voyager, d'apprendre, d'écrire, de s’entraîner, d'expérimenter. Il permet de sortir de la « course » quotidienne pour passer du temps avec ses proches, ses enfants, ses ami-e-s. Il permet de revoir son rapport à l'argent, arrêter l'accumulation, expérimenter la décroissance, se focaliser sur l'essentiel, reprendre la maîtrise de son temps pour ne plus perdre sa vie à la gagner.

Qui peut partir en congé sabbatique ?
Le congé est accessible à tout salarié-e :
  • Justifiant d’au moins 36 mois d’ancienneté dans l’entreprise,
  • ayant au moins six ans d’activité professionnelle,
  • n'ayant pas bénéficié, dans l’entreprise, dans les six années précédentes, d’un autre congé d'au moins six mois (sabbatique, création d'entreprise ou Congé Individuel de Formation).
L’ancienneté de 36 mois n’a pas besoin d’être continue mais elle doit être atteinte à la date du départ.

Pendant combien de temps ?
Le congé sabbatique ne dure pas une année mais entre 6 et 11 mois. La durée et la date de début sont à préciser dans le courrier d’information qui est remis à l’employeur, en main propre ou en recommandé, au moins trois mois avant la date de départ.

Est-ce qu'il peut être refusé?
Le congé sabbatique est un droit, il n'est pas soumis à l'autorisation de l'employeur mais si vous ne respectez pas les conditions d'ancienneté ou le délai de préavis, le départ pourra être refusé ou reporté.
Comme nous travaillons dans une entreprise de plus de 300 salarié-e-s, un employeur averti par courrier au moins 3 mois avant la date de départ ne peut pas refuser le congé sabbatique mais il peut le reporter de 3 mois. Vous aurez compris qu'en avertissant l'employeur au moins six mois avant, il n'y a plus de report possible...
La loi permet cependant à l’employeur de limiter le nombre de salarié-e en congé de longue durée (sabbatique ou création d’entreprise) au même moment à 2% maximum de l’effectif. A TMI, l’effectif permet donc l’absence conjointe d’au moins 10 salarié-e-s. Si ce seuil est atteint, une demande de congé sabbatique pourra être reporté jusqu’à la date de fin d’un des congés en cours.

Est-ce que l’absence est rémunérée ?
Non, pendant le congé, le contrat de travail est suspendu, Thales ne verse aucun salaire. Mais rien n’interdit à un-e salarié-e en congé sabbatique de travailler pour une autre entreprise ou pour lui/elle-même sous réserve de respecter l’obligation de loyauté. Pour faire face à cette absence de revenu, le-la salarié-e peut aussi mettre des congés payés de côté pendant six ans : les congés concernés sont la 5ème semaine de congé payé, les congés d’ancienneté et à priori tous les congés exceptionnels (congés de fractionnement, congé malin, congé exceptionnel d’ancienneté, congé handicap ou enfant handicapé, etc.). Comme il est difficile de prévoir un départ plusieurs années avant, un-e salarié-e peut mettre des jours de congé de côté et finalement renoncer au congé sabbatique. Dans ce cas, les jours sont réintégrés dans le compteur à raison d’une semaine par an jusqu’au solde.
Les congés « épargnés » sont alors versés sous la forme d'une indemnité lors du départ. Un accord Compte Épargne Temps peut améliorer ces conditions.

Quelles en sont les conséquences ?
Toute la durée du congé, le salaire n’est plus versé, ce qui peut entraîner des conséquences sur les congés payés futurs, les jours RTT, l’intéressement, la participation, les augmentations, les primes éventuellement négociés lors des NAO, les cotisations retraite, etc.
Le congé sabbatique ne donne pas droit aux allocations chômage ou au RSA mais l’assurance maladie est maintenue pendant toute la durée du congé. En cas d'arrêt maladie, le-la salarié-e en congé bénéficie de l'indemnité journalière de la sécurité sociale. En cas de licenciement, les indemnités seront calculées en neutralisant le congé sabbatique.
Le congé sabbatique n’est pas incompatible avec les allocations logement et la prime d’activité.
Lorsque le congé n’est pas travaillé, il est conseillé de couper l’année en deux en planifiant le départ en milieu l’année. Cela permet de scinder l’année fiscale mais surtout, cela augmente les chances de cotiser quatre trimestres de retraite chaque année : pour valider quatre trimestres de 2016, il faut un revenu d’au moins 5802€.

Et pour la mutuelle HUMANIS ?
Dans la notice frais de santé, la suspension du contrat en cas de congé de longue durée est prévue mais il y a une solution pour maintenir la couverture. Cette solution est décrite dans la Notice SANTE Périphérique IMP2102 04 - 03 2016. Le tarif est calculé de la même manière que pour les salarié-e-s en activité (3,52% du salaire de base mensuel + 2,74% sur la partie du salaire au-delà du PMSS-3218€ en 2016) mais l’employeur ne prend plus en charge la part employeur (55% pour les ouvriers et 50% pour les salarié-e-s qui cotisent à l’AGIRC). Attention, comme l’application de cette couverture Humanis pendant le congé sabbatique est facultative, pour en bénéficier, il faut la demander.
Pour un salaire de base de 1950€ comptez environ 120€ pour chaque mois de congé. De cette règle vous comprenez que vous payerez un mois de plus de cotisation si vous décider de partir en congé en cours de mois.

Comment se passe le retour ?
A l’issu du congé, le-la salarié-e retrouve son emploi précédent ou un emploi équivalent assortie d’une rémunération équivalente à celle qu’il/elle percevait au moment du départ. L’employeur n’a aucune obligation de reprendre le-la salarié-e avant la fin annoncée du congé. La loi prévoit un entretien avec l’employeur ou son représentant afin de préparer la poursuite de la carrière.

Est-ce que les mandats de représentant-e du personnel sont suspendus pendant le congé sabbatique ?
Non, comme les congés maladie ou parentaux, le congé sabbatique ne suspend pas les mandats de représentant-e du personnel. Les salarié-e-s titulaires d’un mandat peuvent s’ils/elles le souhaitent continuer à l’exercer pendant le congé sabbatique. Le temps passé en réunion et en délégation est donc indemnisé sur la base du salaire.

J'aimerais bien, mais j'peux point !
Pour estimer votre besoin, faites la somme des dépenses quotidiennes essentielles sachant que le fait d'avoir du temps permet aussi de payer moins. Bien sûr, on est plus tranquille avec un peu d'épargne ou un-e conjoint-e qui a des revenus mais n'oubliez pas que vous allez pouvoir bénéficier des congés payés cotisés, d'une partie du 13ème mois et de tout ou partie des primes exceptionnelles, d'intéressement ou de participation aux bénéfices. Bref, un congé sabbatique de 6 mois peut être financé par moins de 6 mois de salaire.

Et si vous n’avez que 24 mois d’ancienneté, si vous avez besoin de plus de 11 mois, si vous voulez partir dans deux mois, contactez nous, il existe d'autres congés possibles.

mercredi 28 juin 2017

Les patrons Vitréens ont des idées rétrogrades

Nous avons lu avec attention l'article paru dans les pages Bretagne du Ouest-France du 28 juin 2017 qui fait l'inventaire des idées de réforme des patrons Vitréens.

Article Ouest France du 28 juin 2017 page Bretagne.

En tant qu'organisation syndicale, la CNT défend, à Thales Microelectronics Etrelles et ailleurs, les intérêts des salariés et son rôle est de dénoncer ceux qui œuvrent contre le progrès social.

Les « idées » cités dans l'article encourage la flexibilité contrainte, la mobilité contrainte, la réduction de la protection sociale et le retour à des métiers sans autonomie ni perspective d'évolution. Pourquoi ces patrons Vitréens sont-ils incapables d'imaginer le monde du travail autrement qu'en retirant aux salariés des droits si chèrement acquis ?

Dans l'industrie française, l'implication des salarié-e-s a fait de chaque heure de travail une des plus productives du monde. C'est le principal résultat de la loi sur les 35h et ces patrons Vitréens voudraient maintenant maintenir cette productivité sans en payer les contreparties, sans embaucher lors les pointes d'activités ?

Leurs idées sur les indemnités chômages sont rétrogrades. Les 3 500 000 chômeurs et chômeuses actuel-le-s sont privé-e-s d'emploi parce que les entreprises préfèrent rémunérer à ne rien faire leurs actionnaires plutôt que d'embaucher.

Derrière l'idée des référendums, ce n'est pas le développement de la démocratie en entreprise que souhaitent les patrons. Le but réel de ces référendums, c'est de contourner l'opposition des organisations syndicales, actrices majeures du progrès social depuis 150 ans.

Enfin, derrière « l'intelligence des mains » nous savons que les patrons pensent à des emplois subalternes, sans autonomie, sans avenir, des emplois dont la principale caractéristique est de ne pas encore pouvoir être réalisés par une machine.

Aucune de ces « idées » ne vont dans le sens de l'intérêt général. Nous appelons les travailleurs et travailleuses du pays de Vitré à se mobiliser pour combattre toute volonté de réforme allant contre le progrès social.


lundi 26 juin 2017

Rapport d'Amnesty International sur la situation de la France

Un rapport d'Amnesty international pointe du doigt les restrictions du droit de manifester mis en place sous l'état d'urgence pour empêcher la contestation sociale :

https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/actualites/droit-de-manifester-en-france

La machine de guerre anti-sociale est En Marche ! EN MARCHE SUR LE CODE DU TRAVAIL !

La machine de guerre anti-sociale est En Marche !

En marche sur le code du travail !
Emmanuel Macron nous l’a annoncé : il ne veut pas perdre de temps pour sa nouvelle réforme du droit du travail. En ardent défenseur du capitalisme et du patronat, lui et son gouvernement cogitent actuellement à plein régime sur la façon de faire passer sa réforme du Code du travail par voie d’ordonnances avant la fin de l’été.

« Dialogue social » oblige, la mascarade de la consultation des « partenaires sociaux » s’enchaîne au pas de charge avant de passer rapidement aux choses sérieuses. Mais l’orientation est déjà fixée : il s’agit tout simplement de donner au patronat le pouvoir de faire le droit en s’affranchissant une bonne fois pour toutes du « principe de faveur » qui a été au cœur de la construction historique du droit du travail en France.



Quelles sont les grandes lignes du projet de cette nouvelle « loi travail puissance 10 » ?

Une inversion totale de la hiérarchie des normes
Tout d’abord, Macron a promis de mettre fin aux 35h. Avec toutes les possibilités d’aménagement du temps de travail qui se sont empilées avec le temps, à quoi s’ajoute la possibilité de baisser le taux de majoration des heures supplémentaires par accord, les 35h étaient déjà bien mal en point. Macron veut leur donner le coup de grâce.

Sur ce sujet emblématique, comme sur le reste, l’idée est de poursuivre la dérégulation en renvoyant à la négociation d’entreprise le soin de fixer la norme en droit du travail. Car l’idée générale est d’achever l’inversion de la hiérarchie des normes – en donnant la primauté aux accords d’entreprise par rapport aux conventions de branche et à la loi – en la généralisant au-delà du seul sujet du temps de travail. C’était déjà le projet de la loi travail mais la durée de base du travail restait encore fixée par la loi. De plus certains sujets demeuraient uniquement négociables au niveau de la branche (comme les grilles de minima salariaux) sans possibilités de dérogation dans un sens défavorable au niveau de l’entreprise. Aujourd’hui tout doit disparaître !

Pour être sûr que cette dérégulation soit effective, Macron prévoit de contourner le monopole syndical sur la négociation collective en étendant la possibilité d’organiser des référendums d’entreprise. Là où la loi travail donnait la possibilité à un syndicat minoritaire d’initier un référendum, Macron veut pousser la logique au bout en donnant cette possibilité aux employeurs.

On imagine déjà le chantage à l’emploi qui jouera à plein au niveau de l’entreprise pour faire passer toutes les régressions à coups de référendums successifs.

Le référendum d’entreprise est un leurre de démocratie. Les salarié.es seront placé.es devant un choix individuel, alors que la défense des intérêts des travailleur.euses ne peut véritablement se faire que collectivement. Dans ce sens, passer outre les représentant.es du collectif des travailleur.euses pour demander l’avis individuel de chaque travailleur.euse, c’est faire croire à la fiction d’une relation égale entre un.e travailleur.euse et un patron.
Ce projet est ni plus ni moins, que l’aboutissement du déjà ancien projet patronal de « refondation sociale » initié en 2000 par Ernest-Antoine Seillière, ex-président du Medef, de dérégulation généralisé du droit du travail. Il est important que chaque organisation syndicale joue son rôle de défense des intérêts des travailleur.euses et que Macron ne trouve pas d’alliés syndicaux pour mettre en scène son « dialogue social » et surtout réaliser son projet.

La fusion des institutions représentatives du personnel
La loi Rebsamen avait étendu les possibilités de fusion des différentes institutions représentatives du personnel dans des délégations unique du personnel (DUP) jusqu’à 300 salarié.es en y intégrant notamment les CHSCT. Sur ce point Macron veut là aussi aller plus loin en autorisant toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, à mettre en place une DUP.
La fin du compte pénibilité

Autre revendication permanente du Medef depuis 2010 : l’abrogation du compte pénibilité. C’était la seule micro-avancée du quinquennat Hollande pour faire passer sa réforme des retraites auprès de la CFDT. C’était encore trop pour le patronat. Pierre Gattaz a qualifié la mesure d’ « usine à gaz » et insisté pour que le gouvernement « la fasse sauter ». Macron va s’employer à exaucer ses vœux.


Un permis de licencier a moindre coût
De même la question du plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif, initialement prévue par le projet de loi travail, et finalement abandonnée, devrait faire sa réapparition. Le tribunal n’aurait plus à apprécier le préjudice réel, l’indemnité maximale serait fixée une bonne fois pour toutes.

C’est, là aussi, la réalisation des désirs du patronat. Pierre Gattaz, président du Medef, plaide ainsi depuis longtemps pour le plafonnement des indemnités prud’homales en mettant en avant « la peur » des chefs d’entreprise. Concrètement il s’agit pour le patronat de pouvoir anticiper et provisionner ce que coûtera un licenciement abusif pour licencier tranquillement.

Le document de travail du gouvernement paru dans la presse révèle que les termes mêmes de la rupture du contrat de travail (motifs de licenciement, préavis et indemnités) pourraient être modulables et renvoyés à la négociation d’entreprise.

Et la fonction publique ?

Derrière les suppressions de postes, la casse du statut
Ce projet d’une deuxième loi Travail n’est qu’une première étape avant celui de la casse de la fonction publique. La logique ? Attaquer le droit du travail privé avec la loi Travail 2 et, une fois la loi passée, s’attaquer aux fonctionnaires pour leur appliquer les mêmes mesures en les présentant comme des privilégiés par rapport aux travailleur.euses du privé. N’oublions pas que c’est cette stratégie qui avait été mise en œuvre pour les retraites, par exemple. Qu’on ne s’y trompe pas, Emmanuel Macron ne compte pas simplement supprimer des postes comme l’ont fait ses prédécesseurs. Début février, Macron explicitait son programme : «  500 000 fonctionnaires vont partir à la retraite. Sur la fonction publique d’État et territoriale, 120 000 ne seront pas remplacés ». Mais il fait également partie de ceux qui pensent que le service public coûte « trop cher à l’État » ou que le statut de fonctionnaire ne serait « plus adéquat ».

LA FIN DES 35H POUR LES FONCTIONNAIRES
Depuis longtemps, nombre de politiques ont comme projet de revenir sur les 35h, y compris pour les fonctionnaires. Macron ne fait pas exception en la matière, dans son programme, derrière l’idée de développer « de nouvelles façons de travailler » pour les fonctionnaires c’est le temps de travail qui est en ligne de mire. Sur le Code du travail et en particulier le temps de travail (35h, RTT, congés, etc.) n’imaginons pas que les projets n’ont vocation qu’à s’appliquer au privé.

LE RÉTABLISSEMENT DU JOUR DE CARENCE
Toujours au nom de « l’égalité » public/privé, Macron a également promis de rétablir le jour de carence avant d’être pris en charge par l’assurance maladie pour les agents en arrêt. Outre le fait que la fameuse « égalité » se fait toujours par le bas pour nos thuriféraires de la parole patronale, celle-ci ne tient pas compte de la réalité. En effet une grande partie des entreprises prennent en charge les jours de carence de leurs salarié.es. Une étude de 2009 intitulée « Protection sociale complémentaire d’entreprise », menée par l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé, révèle que 66 % des salarié.es bénéficient d’une prise en charge du délai de carence par leur prévoyance entreprise. En instaurant un jour de carence pour les fonctionnaires, ces derniers seront donc traité.es comme la minorité de salarié.es du privé les moins bien indemnisé.es.

VERS LA FIN DU POINT D’INDICE
Concernant les salaires des fonctionnaires, fini aussi la « parenthèse » de 2016 avec une bien faible revalorisation de 1,2 % du point d’indice. À l’issue des premières rencontres entre syndicats de la fonction publique et gouvernement les orientations sont claires : il n’y aura pas de hausse de la valeur du point d’indice en 2017 et un rendez-vous salarial annuel n’est pas envisagé avant 2018.
Suppressions de postes et gel du point d’indice ont un air de déjà-vu : appliqués par les différents gouvernements, du PS de Hollande à la droite de Sarkozy.
Mais, là aussi, il y a plus. Une nouveauté s’est glissée dans le programme de Macron, et, comme l’on dit souvent, le diable est dans les détails. Suite aux rencontres bilatérales avec les syndicats « représentatifs », nous avons appris quelques-unes des « grandes orientations » du gouvernement. Le gouvernement projette de différencier la valeur du point d’indice qui sert à calculer la rémunération des fonctionnaires en fonction des versants de la fonction publique (État, hospitalière, territoriale). En créant trois points d’indice différents, l’enjeu pour Macron est de diviser la fonction publique, pour attaquer là aussi sur des calendriers distincts les différents secteurs, fonction publique d’État, hospitalière, et territoriale. Un préalable donc à une remise en cause brutale des acquis de la fonction publique.

Ce que cherche à faire Macron est dans la lignée des politiques et des contre- réformes que nous subissons depuis des années : pousser jusqu’au bout la transformation managériale des secteurs publics, instaurer le modèle de l’entreprise dans les institutions publiques avec son corollaire de « rentabilité », de « performance » et de course à la valorisation, au détriment du service public.

Le rêve final de Macron ? Que le Code du travail broyé par ses réformes soit applicable à la fonction publique.

Ce scenario n’est pas une fatalité, il ne tient qu’à nous de le faire échouer.
le gouvernement veut aller vite ?
à nous de nous mobiliser sans attendre !



Pour la CNT, le rôle du syndicalisme n’est pas d’écrire avec le gouvernement la pire opération de destruction des acquis sociaux de l’Histoire. Il consiste à s’inscrire dans un rapport de force, celui de la lutte des classes, qui permettra d’imposer nos revendications. Il est nécessaire de faire front pour faire reculer la loi du capital !
 

Pour la CNT, le rapport de force doit se faire par la mobilisation de tous et de toutes, en s’organisant dans les syndicats outil social et économique appartenant aux travailleur-euses et non aux bureaucrates. Le communisme libertaire, projet révolutionnaire porté par la CNT, basé sur la socialisation et l’autogestion des moyens de production, la répartition des richesses produites par ceux et celles qui travaillent, est une urgence sociale, politique, économique et écologique.

La CNT revendique :
  • Le retrait de la loi travail et autres lois/ordonnances patronales à venir ;
  • L’amnistie pénale et civile pour l’ensemble des militant-es condamné-es ;
  • Le renforcement des droits syndicaux en entreprise ;
  • Un accès aux indemnités de chômage avec un taux de remplacement à 100 % du meilleur salaire ;
  • l’autogestion des caisses de la sécurité sociale, par les salarié.es eux et elles-mêmes, selon le modèle existant avant les ordonnances de 1967 (qui ont introduit le paritarisme syndicats/patronat) et son financement par le salaire socialisé ;
  • L’arrêt des exonérations de cotisations sociales patronales ;
  • Une augmentation significative des salaires ;
  • Titularisation/CDIsation de tous les emplois précaires (du public comme du privé) ;
  • Régularisation de tous les sans-papiers et accueil de l’ensemble des migrant-es.

mardi 20 juin 2017

Communiqué du Collectif contre la criminalisation du mouvement social :


Non ! Braquer une manifestation n'est pas un geste responsable.

 
5 militants Rennais ont été envoyés en détention ce mercredi 31 mai, dans le cadre d'une opération politico-policière. Mardi 30 mai, 6h, à Rennes. Des policiers font sauter des portes : bélier, boucliers, cagoules,armes de poing, fusils d'assaut. Des appartements sont retournés et sept personnes arrêtées. Un mois plus tôt, lors d'une manifestation, un motard de la police nationale dégainait son arme de service et mettait en joue les manifestants qui lui hurlaient de baisser son pistolet.

La manifestation Ni Le Pen Ni Macron du 27 avril 2017

Pendant l'entre-deux tours de l'élection présidentielle, le 27 avril dernier, des rassemblements et des manifestations ont lieu dans toutes les grandes villes de France avec pour mot d'ordre "Ni LePen Ni Macron". À Rennes, le centre-ville est complètement bouclé et occupé par des centaines de policiers casqués et armés. Malgré cela, 1500 à 3000 manifestants se retrouvent dans une ambiance festive. Afin d'éviter d'être nassés pendant plusieurs heures comme ce fût le cas lors de la manifestation précédente le 23 avril, le cortège s'élance dans un parcours improvisé.

N'étant pas parvenu à empêcher la manifestation de se tenir, le dispositif policier se met en branle et tente à plusieurs reprises de bloquer et  d'encercler la marche. Deux motards de la police nationale se positionnent sur le pont Féval, au-dessus des voies ferrées, afin d'anticiper le parcours des manifestants. L'avant du cortège court en direction des deux policiers pour ouvrir la voie à la manifestation. Une des motos démarre, tandis que l'autre reste sur place. Des manifestants bousculeront le motard pour l'encourager à déguerpir.

C'est à ce moment précis que celui-ci descend de son véhicule, saisit son arme de service et menace la foule en la mettant en joue. Face à cette réaction aussi disproportionnée qu'effrayante, les manifestants partent en courant pendant que certains s'époumonent en lui criant de baisser
son arme. Finalement, il remontera sur sa moto et partira comme il aurait pu le faire dès le début. Il se fera reconnaître 1 jour d'ITT pour dommage « psychologique ». Fin de l'épisode « agression d'un motard en marge d'une manifestation à Rennes ».

Mais la pression policière s'est encore accrue contre la manifestation, avec trois arrestations arbitraires (notamment pour récupérer la caméra d'un manifestant). Elles donneront lieu à des accusations fantaisistes : des pierres ont été glissées dans les poches des manifestants pour trouver une raison de les embarquer en l'absence de faits réels à leur reprocher. La fin de la manifestation s'est soldée par une nasse à la Croix Saint Hélier, où les derniers lycéens présents ont subis des violences graves de la part des policiers. Le communiqué de l'équipe médic' dénonce : « Plusieurs personnes ont été victimes de coups de pied dans les parties génitales, la
cage thoracique, de clefs d’étranglement et de coups à la tête ».

Nous ne nous laisserons pas intimider
Toutes les autres tentatives de manifestations entre avril et mai avaient rapidement été écourtées par des violences policières, des nasses, des arrestations. Celle-là, voyait, en prime, la normalisation d’un geste insensé, à grand renfort de déclaration préfectorale et maintenant de montage judiciaire. Non ! Braquer une arme de poing sur une foule ne sera jamais un geste responsable, cette foule fut-elle en colère de se voir constamment réprimée pour avoir simplement essayée de manifester.

L’affaire qui se présente aujourd’hui n’est pas sans nous rappeler les modes opératoires de la police lors d’assignations à résidence, d’interdictions de manifester et d’autres arrestations fallacieuses dans le cadre des mouvements contre la loi Travail ou contre l'aéroport de Notre-
Dame-des-Landes. Nous percevons bien le double enjeu de ces opérations. D’un côté, il y a la répression de l’opposition politique afin d’assurer un début de quinquennat sans réaction, de l’autre, il y a l’augmentation et la consolidation de la marge de manœuvre des policiers.

Ce 31 mai, cinq des sept personnes arrêtées la veille ont été présentées devant le tribunal en comparution immédiate, elles seront toutes envoyées en détention préventive en attente de leur procès le 21 juin après avoir demandé un délai pour préparer leur défense. Ceci leur sera notamment reproché par la juge comme une preuve de leur « dangerosité » qui justifie un mandat de dépôt, tout comme l'usage de leur droit de garder le silence en garde-à-vue. Ce vendredi 2 juin, une des trois personnes arrêtées le jour même de la manifestation passera elle aussi devant le juge.

Nous qui prendrons part aux mouvements sociaux qui s’annoncent, et qui comprenons bien le message lancé par le pouvoir, nous affirmons notre solidarité avec les inculpés et exigeons l’abandon immédiat de toutes les poursuites dont ils font l’objet.

Il n'est pas question de nous laisser intimider et nous appelons dans un premier temps à prendre part au rassemblement de soutien au camarade arrêté le 27 avril, ce vendredi 2 juin à 16h devant la cité judiciaire, à l’occasion de son procès. D'autres actions de solidarité seront organisées dans les prochains temps.


(Le collectif contre la criminalisation du mouvement social s'est formé à Rennes au printemps 2016 pour faire front contre la répression qui s'est abattue sur le mouvement contre la loi Travail,regroupant des organisations politiques et syndicales, des groupes et des individus)

lundi 12 juin 2017

Jugement du TASS de Rennes confirmant la faute inexcusable de Thales Microelectronics

Vous trouverez ci-dessous le jugement complet du Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale (TASS) de Rennes confirmant l'existence d'une faute inexcusable de l'employeur dans la mort de Michèle MORELLEC.

La société Thales Microelectronics a interjeté appel de cette décision.














mardi 25 avril 2017

Manifestation du 1er mai à Fougères et inauguration du local social autogéré


Communiqué de presse du 25 avril 2017
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TOUTES ET TOUS DANS LA RUE LUNDI 1ER MAI À FOUGÈRES !
L'Union Locale CNT du pays de Fougères lance un appel à tous et toutes à venir célébrer avec nous la Journée Internationale des Travailleurs et Travailleuses le lundi 1er mai.
Deux événements marqueront cette journée :
  • à 10h30 place Aristide Briand : rassemblement aux côté des autres organisations syndicales !
    En effet, le 1er mai est une tradition depuis 1886 pour tous ceux et toutes celles qui luttent contre l'oppression des leaders économiques et de leurs soutiens politiques, pour la justice sociale et une vie meilleure. Voilà un an que la CNT s'implante sur la ville, et quelques mois qu'elle est dotée d'une Union Locale. Ce 1er mai, dans un contexte social grave, est l'occasion pour nous d'inviter toutes celles et tous ceux qui souhaitent porter l'idée d'un changement de société véritablement révolutionnaire à nous rejoindre pour le revendiquer.
  • à partir de midi au 16 rue de la Pinterie : inauguration du local social autogéré fougerais « Les oiseaux de la tempête » !
    Pendant que la campagne présidentielle monopolise la plus grande part de l'attention médiatique, un certain nombre d'entre nous s'est appliqué à travailler dur pour rendre possible l'ouverture d'un espace dont le fonctionnement reposerait sur l'autogestion et la démocratie directe. Ce travail a payé et c'est ce 1er mai que ce lieu ouvre ses portes au public pour la première fois. Chez « Les oiseaux de la tempête », projet auquel la CNT Fougères participe, chacun et chacune pourra proposer la mise en place d'atelier et/ou participer à ceux de son choix. Il s'agira d'un espace d'art, de culture, d'entraide et d'échange. Il nous appartient à tous et toutes de construire une autre société, ce local peut en être l'une des pierres !
Union Locale CNT Fougères
Pour tout contact : fougeres@cnt-f.org

vendredi 17 mars 2017

Procès Morellec, Thales est coupable de faute inexcusable.

Dans son jugement suite à l'audience du 9 février dernier, le Tribunal des Affaires de Sécurité Social reconnaît la faute inexcusable de THALES dans le suicide Mme Michèle MORELLEC, le 23 octobre 2009.


jeudi 16 mars 2017

Edouard, victime du terrorisme patronal à la SNCF !

Ce mercredi 15 mars 2017, deux mille cheminots et soutiens se sont réunis pour rendre hommage à Edouard.

Ce militant de SUD Rail, délégué du personnel, subissait depuis plusieurs mois la répression syndicale organisée par le direction de la SNCF. Il a mis fin à ses jours en se jetant sous un train.

Depuis plusieurs années, il était attaqué par une direction qui ne supportait pas son engagement syndical mis au service de la défense de ses collègues et sa lutte contre les injustices. Après diverses mesures discriminatoires reconnues et condamnées par la justice, après d’innombrables actes de pressions hiérarchiques, tout cela l’aura donc poussé à cet ultime acte de désespoir ! 

Dernière attaque d’une direction inhumaine : un conseil de discipline qui l’avait condamné à un dernier avertissement avant licenciement, avec 12 jours de mise à pied et à un déplacement disciplinaire pour avoir eu « un regard menaçant » envers un directeur d’établissement. 

Le déplacement par mesure disciplinaire venait de lui être signifié sans aucun respect des règles. En effet, salarié « RQTH » (Reconnaissance en Qualité de Travailleur Handicapé), cette mesure aurait dû passer par le CHSCT. De plus la direction n‘ignorait pas que la médecine du travail préconisait depuis plusieurs années pour sa santé qu’il reste dans son environnement de travail et interdisait tout déplacement. 

Ce vendredi devait être son dernier jour à Saint Lazare avant de partir contraint et forcé à Austerlitz. Il n’ira donc jamais là-bas. 


La Fédération SUD-Rail, l’union syndicale Solidaires, l’ensemble des structures syndicales et les représentants du mouvement social présents refusent de rester silencieux et iront jusqu’au bout pour que la responsabilité de l’entreprise SNCF et de son management soit reconnue.

Alors que pour une simple chemise arrachée, des militants syndicaux sont condamnés à de la prison avec sursis, sont qualifié de voyous, de terroristes, comment qualifier ces patrons qui pratiquent impunément la discrimination, la répression et tuent ?

Les responsables de la mort d’Edouard doivent être condamnés !

Communiqué de presse SUD Rail

Sa mort a fait l'objet d'un billet d'humeur d'une chroniqueuse de France Inter, Audrey VERNON mais la direction de la radio publique a retiré l'enregistrement de son site. Le syndicat SUD RAIL l'a publié sur son site : Billet Audrey VERNON

lundi 6 février 2017

Jeudi 9 février, procès Morellec.

Le 9 Février 2017, le tribunal des affaires de sécurité social de Rennes jugera si la société Thales est responsable ou pas d'une faute inexcusable ayant entraînée le suicide de notre collègue Michèle.

Les proches de Michèle sont soutenu par le FNATH, l'association ASDPro, la CGT et la CNT.

Les membres des sections CFTC , CFDT et CFE-CGC de Thales Microelectronics, qu'il soient encore salarié de Thales ou pas, n'ont apporté aucune aide, aucun témoignages, aucune pièce pour aider les plaignants dans cette épreuve.

On ne peut que regretter que des élu-e-s du personnel refusent de s'opposer à la direction de TMI.

Ci dessous un article du Journal de Vitré de cette semaine (cliquer sur l'image) :




lundi 30 janvier 2017

Autorisation de licenciement refusée !

Le 28 novembre 2016, la direction de Thales Microelectronics avait fait une demande d'autorisation du licenciement de notre camarade Anthony, délégué du personnel et représentant syndical de la section CNT.
Après 2 mois d'enquête contradictoire, l'inspection du travail vient de rendre sa décision : la demande d'autorisation de licenciement est refusée.

Parmi les arguments, l'inspection du travail a relevé que les faits reprochés étaient anciens, qu'ils avaient été commis dans le cadre de mandats syndicaux, qu'il n'était pas démontré d'intention de nuire et que globalement aucun des griefs ne rendait impossible son maintien dans l'entreprise.

Pour s'attaquer au syndicalisme de combat, la direction de Thales Microelectronics dispose d'un budget illimité prélevé sur les richesses produites par les salariés. Les faibles mesures d'augmentation prévues dans le cadre de la NAO de 2017 lui permettront de dégager le budget nécessaire à une procédure d'appel devant la ministre du travail ou devant le tribunal administratif.

C'est seulement la mobilisation qui permettra de la contrer dans cette volonté de faire disparaître un syndicalisme qui gagne de nouveau droits pour les salariés.

jeudi 26 janvier 2017

Éborgné par la police

Entretien avec Laurent Théron, le camarade du syndicat SUD santé-sociaux qui a perdu son œil lors d'une manifestation contre la loi Travail organisée le 15 septembre 2016 à Paris.
Il témoigne dans cette vidéo :

Témoignage de Laurent THERON

Solidarité avec un militant de l’IWW blessé d’un coup de revolver à Seattle (USA)

Dans l'appel vidéo en français en lien ci-dessous, l'IWW Montréal fait appel à votre solidarité afin d'aider un camarade qui s'est fait tirer dessus le 20 janvier 2017 lors d'un rassemblement organisé à l'Université de Washington à Seattle (USA) pour contrer le fasciste Milo Yiannopoulos (suprématiste blanc ) venu faire sur le campus un discours en faveur de Donald Trump.
Le camarade blessé est  membre de l’IWW et du comité de défense générale (GDC) de cette organisation syndicale. Il est actuellement dans un état critique à l’hôpital Harborview de Seattle.
L’IWW a lancé une souscription pour l’aider à payer ses soins médicaux et ses probables frais de justice. Pour faire un don, aller sur ce site :  https://www.crowdrise.com/medical-fundraiser-for-iww-and-gdc-member-shot-in-seattle
Pour contacter (en anglais) le camarade de l’IWW chargé de la campagne de soutien :
- Adresse postale : Sam Wagner, IWW General Defense Committee, PO Box 15573, Pittsburgh, PA 15244
- Téléphone : (763) 439 3886
- Courriel : sam.wagner@protonmail.com

jeudi 12 janvier 2017

Verdict du 12 janvier

Le verdict est tombé le 12 janvier lors de l'audience de délibéré.

Parmi les parties civiles, seul le représentant CFTC est venu.

Anthony est condamné à 3 mois de prison avec sursis.

Il est condamné à verser l'euro symbolique à Eric NORMAND,

Il est condamné à verser 150€ à chacun des 2 gendarmes,

Il est condamné à payer l'euro symbolique à Albert BANTON, Edith BEUREL, Nicolas CAMPEON, Ydir DAHBI, Jean Pierre DELVINQUIER, Sabine GICQUEL, Christophe JOURDAIN, Laurence LADUREE-CANTET, Gaëlle LE BRETON, Georges PEYRESOUBES, Clément RAOUL, Jean Luc TUMELIN et Romain VOVARD,
Il est condamné à verser 100€ à Albert BANTON, Edith BEUREL, Nicolas CAMPEON, Ydir DAHBI, Jean Pierre DELVINQUIER, Sabine GICQUEL, Christophe JOURDAIN, Laurence LADUREE-CANTET, Gaëlle LE BRETON, Georges PEYRESOUBES, Clément RAOUL, Jean Luc TUMELIN et Romain VOVARD au titre des frais de procédure,

Il est condamné à payer 127€ de frais de justice.

mardi 3 janvier 2017

ELECTIONS DANS LES TPE : du 30 décembre au 13 janvier 2017 DEFENDONS NOS DROITS, POUR UN AUTRE FUTUR


La réalité quotidienne des TPE, nous la subissons !

Dans le secteur du nettoyage : En externalisant les activités, le patronat a trouvé une arme redoutable permettant de niveler les conditions salariales par le bas et de diviser les salarié-es exerçant pourtant sur le même lieu de travail. Les temps partiels imposés sur des horaires éclatés entre l’aube et le crépuscule sont la norme. Les femmes étant les premières concernées !
N’oublions pas le secteur des transports et de la logistique. Le recours à l’intérim est désormais la norme. Pour obtenir un CDI, le parcours du combattant peut durer plusieurs années. Les missions plus ou moins longues s’enchaînent, la promesse de l’emploi durable est agitée telle une carotte destinée à augmenter la productivité. Mais lorsque l’activité économique ralentit, ces travailleur-euses précaires sont les premier-es sacrifié-es :retour à la case « Pôle emploi » !
Même chose dans l’hôtellerie, la restauration, petits commerces, etc. : heures supplémentaires non payées, CDD illégaux. Le patronat agit en toute impunité, avec la complicité des gouvernements successifs !
Salarié-es du particulier : Salarié-es du particulier ou de l’Aide à domicile, le Code du Travail et les conventions collectives du salarié du particulier, Branche de l’Aide à Domicile ou Service à la personne vous donnent les mêmes droits qu’un-e salarié-e en CDI. Pourtant des employeurs voyous vous exploitent sans vergogne et vous renvoient d’un simple coup de téléphone quand ils n’ont plus besoin de vous. Même avec très peu d’heures par mois, vous avez droit au préavis et à l’indemnité de licenciement correspondant au temps passé chez votre employeur et vous toucherez le chômage. Ne vous laissez pas faire sans réagir, faites appliquer vos droits, contactez-nous !
Bâtiment : recours au travail non déclaré, embauche de sans-papiers pour abaisser le coût du travail, mépris des règles de sécurité se traduisant par des accidents du travail.
Les syndiqué-es de la CNT subissent toutes et tous ces réalités du travail parce que nous les vivons en tant que travailleur-euses. Nous avons fait le choix d’un syndicat autogestionnaire, sans salarié-es ni permanent-es. Comme toi, nous subissons des conditions de travail éprouvantes, pour un salaire de misère à la fin du mois nous subissons les pressions quotidiennes de nos patrons, les brimades ou le harcèlement (qu’il soit moral ou à connotations sexuelle ou raciste) et aussi les licenciements...Mais nous avons fait le choix de nous organiser, de ne pas rester seul-es devant un patronat offensif et arrogant.

La meilleure protection face à ton employeur : le syndicat !

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si être salarié-e d’une TPE est aussi éprouvant. Sans Instances Représentatives du Personnel, la plupart des grandes centrales syndicales se sont longtemps désintéressés des TPE dans lesquelles le clientélisme syndical qu’elles pratiquent n’avait aucun sens : pas d’heures délégations à glaner, pas de « représentativité » et donc pas de subventions publiques à gagner, pas d’accords à négocier dans le dos des salarié-es pour tirer la couverture à soi... Ainsi, pendant longtemps, la plupart des organisations syndicales n’ont même pas cherché à syndiquer, à organiser les travailleurs-euses des TPE qui comptaient pour du beurre. Pourtant, la CNT ne le rappellera jamais assez : se syndiquer est une nécessité ! Face aux pressions des employeurs, face à la précarité et à toutes les souffrances au travail, rien de plus efficace et de plus protecteur que l’organisation collective dans le syndicat : conseil juridique, caisses de solidarité, assemblées générales de travailleurs-euses, grèves, occupations, blocages...
TU AS PEUR DE TE SYNDIQUER ? TON PATRON, LUI, A PEUR QUE TU TE SYNDIQUES !
Ce n’est pas pour rien si les politiques et les patrons accordent autant d’importance aux TPE. À leurs yeux ce sont bien nous, les salarié-es des Très Petites Entreprises, rarement syndiqué-es, qui sommes les plus corvéables et les plus exploitables ! Ne t’y trompe pas : si l’échelle humaine d’une entreprise de moins de 11 salarié-es peut conduire à penser que les intérêts du patron sont les mêmes que les tiens, rappelle-toi que les patrons eux, alors même qu’ils se disent concurrents, n’hésitent pas à s’organiser dans des syndicats, tels la CGPME, pour défendre des intérêts qui sont les leurs et qui sont loin de tes préoccupations quotidiennes. Quant aux grands patrons du Medef, rappelons que pour eux la situation dans les TPE est une aubaine car elle leur permet de contourner par la sous-traitance des accords d’entreprises plutôt favorables aux salarié-es et fruits des luttes sociales.
Ce n’est que collectivement et en s’organisant, que nous arriverons à imposer nos choix de société. Collectivement, faisons aboutir les revendications suivantes :

  • Réduction du temps de travail ; 
  • Augmentation des salaires et des minimas sociaux ; 
  • Renforcement des libertés syndicales et des droits syndicaux dans les TPE, notamment avec l’instauration d’un CHSCT ; 
  • Fin des exonérations de cotisations sociales patronales ; 
  • Accès à l’indemnisation chômage en cas de démission ; 
  • Retrait de toutes les lois libérales (pacte de responsabilité, loi Macron, CICE, loi El Khomri...) ; 
  • Fin des mutuelles obligatoire, gestion directe des organismes sociaux (Assurance maladie, caisse de retraites, UNEDIC) par les salarié.e.s. afin de mettre en place une véritable sécurité sociale qui protège contre tous les risques de la vie ;

Ton patron a besoin de toi. Tu n’as pas besoin de lui !

Autogestionnaire, sans permanent-es ni salarié-es, totalement indépendante financièrement, la CNT réaffirme que c’est nous, salarié-es des TPE qui, en nous syndiquant et en défendant un syndicalisme de combat, avons un avenir et notre dignité à gagner !

VOTONS CNT !